Mali: Quand rébellion et terrorisme font fusion
Depuis 2012, le Mali se bat bec et ongles contre le terrorisme. Plusieurs partenaires, tels que la France et la Minusma (Mission des Nations unies au Mali), ont apporté un soutien sécuritaire à Bamako, sans grand succès.
Dans ce bourbier incertain, le terrorisme se manifeste par le vol de bétail, le trafic de stupéfiants, les enlèvements contre rançon et la terreur imposée dans les contrées les plus reculées. Au regard de la volatilité de la situation sécuritaire, aucune ville ni région ne semble durablement sous contrôle étatique ou djihadiste.
Avant la reprise de Kidal la semaine dernière, la ville n’était pas totalement sous le giron gouvernemental. Par ailleurs, le Front de libération de l’Azawad (FLA) avait précédemment mordu la poussière face à l’armée malienne.
Les récentes attaques ont été coordonnées par le FLA et le JNIM , révélant une alliance entre séparatistes et groupes terroristes. Lors d’une intervention sur les antennes de France 24, Mohamed Elmaouloud Ramadanele, le porte-parole des rebelles touaregs a déclaré : « Même s’il faut s’allier avec le diable, nous le ferons ». Cette déclaration, pour le moins troublante, met en lumière la gravité de cet accord.
Pour certains observateurs, cette alliance s’apparente à un « pacte avec le diable ». En effet, ces deux entités ne partagent pas les mêmes idéaux. Si elles parvenaient à leurs fins, le FLA accepterait-il les préceptes d’un islam rigoriste ? Les ambitions territoriales pourraient se diluer dans les dynamiques djihadistes.
Désormais, chaque État devrait garder un œil attentif sur ses mouvements séparatistes.
DJIBO Amadou

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